Mon Père est Américain – Fred PARONUZZI

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Titre : Mon Père est Américain
Par Fred Parounuzzi
Chez les Éditions Thierry Magnier

141 pages – 9€10

Résumé : Léo a bientôt 16 ans. Il vit avec sa mère, Claire, mais ne sait rien de son père, sinon qu’il est Américain et qu’il se prénomme Benjamin. Claire a connu Benjamin lors d’un séjour aux Etats-Unis; ils ont eu une brève liaison; puis Benjamin a disparu, ignorant que Claire était enceinte. Claire est rentrée en France, où Léo est né. Et voilà tout. C’est du moins ce que croit Léo, jusqu’au jour où il découvre que sa mère envoie régulièrement de l’argent aux Etats-Unis, à un certain Benjamin L. Carr. Léo va bientôt apprendre la vérité : son père est en prison.

Mon cher Léo,
S’il y a une chose que j’ai apprise, pendant toutes ces années ici, c’est à ne jamais montrer mes sentiments. Mieux : à les étouffer au maximum. Être sans pitié avec les autres ou soi-même, c’est une question de survie.
Cette règle, je me la suis fixée dès ma première minute dans cet enfer, mais elle s’est effondrée, plus fragile qu’un château de sable, quand j’ai tenu ta lettre entre mes mains.
Une partie de moi que je croyais morte – ou du moins anesthésiée – s’est réveillée, d’un seul coup. J’ai pleuré, un vrai gosse. Rien pu faire pour empêcher ça. Des sanglots à n’en plus finir. Cry Me a River, tu connais cette vieille chanson ?

Ce livre, je l’ai lu d’une traite. Aussi, il est tout petit. L’histoire débute sur Léo, qui s’est disputé avec sa mère. C’est un adolescent normal, plus ou moins. Il a vécu 15 années sans père, sans compter les beaux-pères. Au début, je ne savais pas tellement où allait me mener ce roman. Dans les premières pages, Leo est même assez agaçant : pas très cool avec sa mère et obsédé par les entraîneuses sportives en sous vêtements que l’on peut facilement trouver sur le web. Mais Leo finit par découvrir que son père est vivant, à des centaines de kilomètres de lui, et que sa mère le lui a caché durant toutes ces années. Pire que ça, il apprend que Benjamin est dans le Couloir de la Mort, dans l’une de ces prisons aux États-Unis.

C’est à partir de ce moment là que j’ai aimé Leo. Ce n’est pas le sale ado que les premières pages décrivent, au contraire. Il est droit dans ses baskets, amical. L’histoire, qui est à la troisième personne, est centrée sur lui. Mais ça ne m’a pas empêché d’aimer les personnages secondaires. Esther, Yannis… Fred Paronuzzi a su construire ces personnages. Il écrit d’une manière à ne pas les laisser de côté, a les rendre complets et attachants.
Benjamin, le père, a une voix importante dans ce roman. Il est un peu le deuxième personnage principale. On l’entend, on le voit, on le lit à travers la correspondance entre son fils et lui. Benjamin respire les secondes chances. Oui, il a fait quelque chose d’horrible, mais il est humain. Il ne pleurniche pas sur son sort, il n’est pas un cliché du détenu américain. J’ai beaucoup aimé ceci. En plus, ce bouquin montre du doigt certains problèmes, je citerai entres autres le magnifique passage de l’histoire de Wayne qui a réussi à me faire tirer quelques larmes.

La fin rend justice au livre. Elle est ouverte mais pas trop largement. Elle conclue sur une note belle, pleine d’espoir. En fait, Mon Père est Américain est un roman bourrée de jolies choses. Et ces jolies choses ont abouties à cet agréable coup de coeur. C’est pourquoi je vous le conseille vivement, vous ne perdrez pas votre temps avec – du moins je l’espère.

5/5

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2 réflexions sur “Mon Père est Américain – Fred PARONUZZI

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