Ils m’ont appelée Éva – Joan M. WOLF

image

image

Titre : Ils m’ont appelée Eva
Par Joan M. Wolf
Chez Pocket Jeunesse

11€50 – 223 pages

Résumé : Milada vit dans un petit village de Tchécoslovaquie. Elle avait huit ans quand a éclaté la Seconde Guerre mondiale, et quand les nazis ont envahi son pays. Trois ans plus tard, en ce printemps de 1942, les nazis sont toujours là ; et Milada vient de fêter ses onze ans. Une nuit, elle est réveillée par des ordres hurlés en allemand : des soldats nazis font irruption dans le village, et dans les maisons… Tous les habitants sont arrêtés. Séparée de ses parents, Milada, parce qu’elle est blonde aux yeux bleus, est sélectionnée par les nazis pour être envoyée dans un centre d’éducation où elle deviendra Eva, et où on lui apprendra à parler l’allemand et à devenir une bonne Allemande…

A la place de mon vrai nom, il y avait un blanc, comme le trou qu’on a dans la bouche après avoir perdu une dent. Longtemps dans le noir, j’ai cherché, cherché, essayant de retrouver comment on m’appelait avant. Avant le centre mais aucun nom ne m’est venu.

Ce roman, j’ai du le lire pour mon TPE (Travaux Pratique Encadré) qui porte sur l’eugénisme sous le régime nazi. Le sujet du livre s’y prête bien. Nous suivons l’histoire de Milada qui se fait – disons le clairement – kidnapper par des Nazis du fait qu’elle a des proportions parfaitement aryennes. Elle atterrit dans un Lebensborn avec d’autres fillettes blondes aux yeux bleues afin de se faire « germaniser » et « nazifier ». Ainsi, ils l’ont appelée Éva.

L’histoire se base sur des faits réels, les Lebensborn ont réellement existé. Le problème, c’est que je n’ai pas retrouvé ça dans ce roman. Oui, c’est une littérature jeunesse, mais ceci n’empêche pas cela. Le livre se termine par une note de l’auteur, Joan Wolf nous explique que le village de Milada a bel et bien existé, que tous ses habitants se sont fait massacrer en se faisant envoyer dans les camps. Elle nous explique le contexte, pourquoi ce village, pourquoi ce raid. En fin de roman. De plus, cette note n’est même pas partie intégrante du roman ! Ce qui m’a manqué, dans Ils m’ont appelée Eva , c’est cette absence de contextualisation (je ne sais même pas si ça se dit, ce mot).
Mais cette absence d’information, en plus de donner un côté impersonnel à l’oeuvre, offre un récit plus réel. Coupée du monde dans le Lebensborn, Éva ne peut pas accéder aux informations concernant la guerre, sauf celles que leur offre leur professeur, bourrées d’endoctrinement. Ainsi, on imagine très bien comment les lavages de cerveaux se font.
Dans le Lebensborn où se situe Éva, nous avons tous les cas de figures : celles qui s’y plient et qui deviennent de parfaites petites aryennes, celles qui au contraire se font abattre parce qu’elles ne se plient pas et les autres, mitigées, comme notre Éva.  L’histoire se situe pas seulement dans ce centre d’endoctrinement. Nous suivons la nouvelle vie d’Éva dans sa nouvelle famille totalement nazie. Son père adoptif est un grand homme pour le partie. J’ai préféré cette partie là à celle d’apprentissages au Lebsenborn. Elle est plus vivante, avec de nouveaux personnages.

Ce livre se lit extrêmement rapidement, Joan Wolf a une écriture très fluide. C’est un roman que je conseillerais pour les jeunes qui ont du mal à se lancer dans la lecture.

3/5

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s