L’Elue – Lois LOWRY

elue
wpid-coeur-rouge.jpg.jpeg
L’Élue
Par Lois Lowry
Chez Gallimard Jeunesse (grand format)

9€15 – 210 pages

Résumé : Dans un monde archaïque et violent qui rejette les faibles, Kira ne doit sa survie qu’à son don exceptionnel pour la broderie. Le Conseil des Seigneurs l’a choisie pour restaurer et achever la fabuleuse Robe sur laquelle est inscrite toute l’histoire de son peuple. Mais il lui faudra auparavant, avec l’aide du petit Matt, résoudre d’inquiétantes et sombres énigmes pour trouver la couleur qui lui permettra d’inventer l’avenir…

Les brins de fils se mirent à lui chanter des espèces de chansons. Ce n’était pas des mots, pas des sons, mais une espèce de pulsation, un frémissement entre ses doigts. A croire qu’ils étaient vivants.

Quoi ? Le Passeur a une suite ? Il fait même partie d’un quadrilogie ? Disons que j’ai appris ceci après avoir lu le « premier » tome. Et franchement, je suis super déçue d’avoir lu cette « suite » que aujourd’hui. L’Élue est à la hauteur du Passeur. Durant cet avis, je risque de comparer ces deux romans, et je m’en excuse par avance.
Pour en revenir à nos moutons, l’Élue est une jeune fille nommée Kira qui, dans un monde pour la loi du plus fort règne, survit grâce à son don unique de la broderie. Elle survit, car elle est considérée comme inutile pour ce monde de brute, possédant une jambe-tronc.
J’ai mis plusieurs mots entre guillemets, car je ne considère pas cette série comme une suite. Je pense qu’ils peuvent se lire séparément, c’est en tout cas le cas pour ces deux romans là.

Comme je l’ai dit, ce roman a été un véritable coup de cœur pour moi . Lois LOWRY a une écriture tellement belle, tellement… je ne sais pas. C’est beau. Elle arrive à rendre un monde terriblement laid beau. Elle arrive à arrondir les bords avec sa prose. Je pense que c’est pour cela qu’elle est appréciée en Outre-Mer (chez nos amis les anglais par exemple). Son écriture nous fait ressentir des choses pas possibles, indescriptibles. Nous ressentons de l’amour, de l’effroi, de la haine, du dégoût, de l’espoir… Tout un panel que je ne serai décrire avec précision.
Parfois, j’ai presque pu sentir la respiration inquiétant de Jamison contre mon oreille. Nous lisons pour faire respirer les personnages, c’est comme si lire leur insufflait la vie. Les romans comme cela sont rares, surtout ceux adressés à la jeunesse. Ce petit plus qu’à L’Élue le fait arrivé tête de mes coups de cœur.
Parlons des petites gens qui composent ces pages. Chacun des personnages apporte un brique à l’édifice qu’est ce roman, aucun n’est mis de côté. Ils sont tous complets, avec leur qualités, leur défauts. Même les méchants ont quelque chose d’attachant ! Ce que j’ai beaucoup aimé, avec eux, c’est qu’ils ne sont pas violant avec les mots ou avec leurs actes (enfin, en publique). Ils ont quelque chose de vicieux, en eux, qui les rend dangereux. Oui, c’est ça : ils sont dangereux, pas méchants. Ils sont une ombre qui planent au dessus de la tête de Kira, un serpent tapie dans les feuilles en attendant son moment.
Mais il y a un des personnages qui m’a posé un sérieux problème : Thomas, l’acolyte de Kira. Oui, je sais, le mot ‘acolyte’ n’est jamais très mélioratif. C’est fait exprès. Pour moi, Thomas aurait pu faire mieux. Je ne dis pas qu’il est mal construit, attention. Mais selon moi, il aurait pu avoir un peu plus d’impact dans l’histoire. C’est une plante verte qui sert juste à donner la réplique – et faire de belles choses avec le bois. Il est inutile, tout ce qui Kira exécute c’est avec l’aide de Matt, le petit garçon de huit ans adorable qui vit dans le quartier le plus pauvre du village ! Thomas est le seul défaut que je peux formuler sur ce roman, qui sans lui aurait atteint la perfection.

Ce qui m’avait le plus plu dans Le Passeur, c’était cette relation avec les couleurs – enfin plutôt l’absence. Dans L’Élue, on parle aussi énormément de couleurs, broderie oblige. J’adore. Ca rend l’écriture que plus visuelle. J’espère que dans les deux prochains tomes, le rapport aux couleurs sera conservé. Si Lois LOWRY garce ceci, je suis persuadée que Le Messager et Le Fils feront eux aussi partie de mes coups de cœur.

Publicités

Une réflexion sur “L’Elue – Lois LOWRY

  1. Salut,
    Personnellement, je n’en dirai pas autant. Certes, le livre est bien construit, autant au niveau des personnages que de l’histoire et tout le baratin, et il a le gros mérite de ne pas donner une impression de « tout est calculé pour que ce soit parfait ». Mais ca s’arrête là. Sa lecture ne m’a pas fait éprouver de ces frissons singuliers qui font que l’on aime un livre, qui font que l’on ressent les choses, qu’on est dedans, et surtout qu’on le gardera en mémoire. A part ca, je me répète, l’Elue a tout d’un bon livre. Mais il ne m’a pas marqué plus que ca.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s