L’hotel New Hampshire – John IRVING

couv48503388L’hotel New Hampshire
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Par John IRVING
Chez Editions du Seuil
Collection  »Points »

572 pages – 8€70

Résumé :Tour à tour nostalgique et passionnée, la voix de John Berry nous relate l’histoire de ses parents, de ses quatre frères et sœurs, d’un ours et d’un chien, dans trois hôtels et sur deux continents différents.

La première des illusions de mon père était que les ours peuvent survivre à la vie que mènent les humains, et la seconde, que les humains peuvent survivre à la vie que l’on mène dans les hôtels.

Ce roman traîne depuis quelques temps, déjà, dans ma bibliothèque. Peut être même un an. Je me l’étais procurer sur Amazon, pour un prix dérisoire. Le roman que j’avais reçu sentait l’odeur caractéristique des vieux livres, un mélange de poussières, de papier et d’encre. J’aime particulièrement cette odeur. Récemment, je me suis procurée, en occasion – toujours pour un prix dérisoire – L’œuvre de Dieu, la part du Diable de ce même auteur, John Irving. Je me suis alors dit qu’il fallait que je comble mon retard, et que je sorte ce livre poussiéreux de ma PAL…
L’hotel New Hampshire parle d’une famille qui semble bien sous tous les rapports. Mais, depuis les yeux de John Berry, le troisième enfant de cette fratrie de cinq,nous abordons un sacré nombre de sujet difficile : la mort, le viol, l’antisémitisme…

John Irving a une plume qui m’a tout d’abord déstabilisée : j’avais des difficulté à comprendre là où il voulait m’emmener, là où le roman allait emmener son lecteur.
Ce livre couvre quarante ans d’une vie, et trois hôtels New Hampshire. Plus un viol et demi, la mort de plusieurs de nos personnages préférés… Rien de très joyeux, annoncé ainsi. Le ton employé prête à sourire même dans les pires moments. Ce facteur m’a lui aussi assez déstabilisée, dans les premières pages. Il faut un temps d’adaptation.
Le narrateur est interne. Par un discours autobiographique, John – tiens, comme l’auteur : une volonté autobiographique ou une fausse piste ? – nous raconte son histoire, son enfance singulière et son adolescence atypique.
La plume de John Irving nous emmène loin. Il manie le cynisme et l’ironie avec brio, si bien que l’on peut être ému aux larmes en lisant une phrase puis rire aux éclats à la suivante, tout en grinçant des dents. Il manie aussi très bien l’espoir : alors que tout allait pour la mieux, la mort de plusieurs de nos personnages principaux ébranlent nos convictions. Les plus attachants, aussi, sinon ça ne serait pas drôle ! Je crois que je ne m’en suis toujours pas remise…
J’ai aussi beaucoup aimé la philosophie des personnes, la réflexion qu’apporte ce roman. Sur la vie, sur la mort, mais aussi sur les tabous et les relations humaines.
Pourtant, ce livre est long. La longue respective des chapitres n’aide pas vraiment, et c’est fort dommage. Lisant souvent entre les pauses au lycée ou durant les heures d’étude, j’ai tendance à regarder le nombre de pages qu’il me reste avant de commencer ou poursuivre ma lecture. Et comme beaucoup de lecteurs, je n’aime pas m’arrêter en plein milieu d’un chapitre, surtout si cette page ne finit pas par un point. C’est assez décourageant, les chapitres longs.

Malgré ce petit point négatif et inconfortable, L’hotel New Hampshire est une vraie petite pépite de la littérature américaine. La plume de John Irving m’a fait passée une excellant moment, du rire aux larmes. Elle m’a choquée autant qu’elle m’a fait réfléchir.
C’est un roman à lire dans sa vie, on n’en sort pas indème.

4,5/5

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