Minuit à Pékin – Paul FRENCH

b

Minuit à bgPékin ou Comment le meurtre d’une jeune Anglaise a hanté les derniers jours de l’ancienne Chine
Par Paul FRENCH
Adultes
Genre : Docu-fiction, policier
Chez Le Livre de Poche

7€60 – 309 pages

Résumé : Pékin, janvier 1937. Le corps d’une jeune femme, atrocement mutilé, est retrouvé dans le vieux quartier de la Légation. Pamela Werner, 20 ans, était la fille adoptive de l’ancien consul de Grande-Bretagne. Crime d’un rôdeur ou affaire d’État ? L’inspecteur Dennis est dépêché par le Foreign Office. Or, dans un Pékin en plein chaos politique et en pleine dépravation morale où planent les rumeurs de l’invasion japonaise, personne n’est pressé de voir la vérité éclater. Cet assassinat pourrait bien faire l’effet d’une bombe diplomatique… Soixante-quinze ans plus tard, après une enquête qui l’a mené à interroger les derniers témoins et à fouiller les notes, jusqu’alors classées secret défense, du père de la victime, Paul French dévoile le nom du monstre qui a tué Pamela et terrorisé Pékin.

Comme les autres bars et hôtels du quartier, l’endroit attirait une certaine clientèle après le dîner, qui appréciait la nervosité de cette ville au bord du gouffre. Ils vivaient comme des rois sur un héritage dont ils n’auraient pu faire grand-chose chez eux : des Allemands qui n’avaient à se soucier ni de Hitler ni de ses SS, des Américains riches comme Crésus grâce à leurs dollars indexés sur l’argent, ravis d’avoir échappé à la Grande Dépression. Cette région d’Extrême-Orient était encore le terrain de jeu d’une heureuse élite, du moins pour quelque temps.

Minuit à Pékin n’est absolument pas le genre de romans que je lis habituellement, mais je ne suis jamais contre une ouverture d’horizon. Je remercie donc les éditions Le Livre de Poche pour ce service presse.

 

Disons le immédiatement : je n’ai absolument pas apprécié ma lecture. L’écriture de Paul French y est à la fois pour rien et pour quelque chose.
Je suppose qu’il a un style qui se marie parfaitement avec le genre de l’ouvrage : la docu-fiction. N’en n’ayant jamais lu par le passé, je ne peux comparé à rien d’autres Minuit à Pékin, même pas à des romans policiers étant donné que je n’en lis pas (ce qui ne va pas tarder à être remédier) ! Je me lance donc dans ma lecture aussi peu habillée qu’un occidental en Mongolie.
Paul French a une écriture dénudée de sentiments, froide et placide, comme une enquêteur ou un scientifique. Moi qui suis habituée aux récits fictionnels aux plumes vivantes et chaleureuses, c’est plutôt déstabilisant. Paul French décrit les faits, comme un robot. Je n’aime pas cette absence de chaleur, mais en même temps je la remercie.

Je la remercie car l’histoire décrite est horrible. D’autant plus horrible qu’elle est réelle. Je ne serais même pas comment bien expliquer l’enquête. Paloma est retrouvée morte, atrocement mutilée, près d’une tour pékinoise couverte de superstitions. L’enquête est rapidement mise au placard, c’est au papa de la jeune fille de faire tout le boulot pour retrouver le meurtrier. Paul French a réécrit les notes de cet homme pour en faire ce roman, révélant ainsi le nom du tueur. L’atmosphère est sombre, et j’aurai aimé avoir quelques anecdotes historiques au sujet de la Chine, pour peut être dissiper la nausée que me procurait ma lecture.
Grande sensible (ou peureuse, ça dépend des points de vue), je suis en plus de ça pas très à l’aise avec ce genre de romans. J’ai eu l’impression d’être un voyeur, de ne pas y être à ma place. Lire Minuit à Pékin m’a collé une impression malsaine sur la peau.

 

Ce livre reste tout de même intéressant à lire : il met en lumière une enquête jamais aboutie par les professionnels. Mais ce genre de lecture là n’est pas fait pour moi !

2/5

 

Publicités

2 réflexions sur “Minuit à Pékin – Paul FRENCH

  1. (Hey ! Au final j’expose mon avis sur ton blog)
    Mon avis n’est que purement subjectif et guidé par un instinct hautement spontané. Mais je me permet d’en demander plus sur ta critique, ou alors ce ne sera qu’un conseil..
    En bref, je trouve ta critique trop subjective. En effet, tu te base sur ton ressentit vis-à-vis du livre, et tu n’expose pas assez une réelle critique objective qui s’appuierait sur le côté « technique », comme la cohérence du récit, et tout ce genre de petites choses qui sont, à mon gout, très utile pour le potentiel futur lecteur. De plus, comme tu le dis si bien, ton avis sur le roman est, comment dire.. « incomplet » dans le sens ou c’est le seul roman de ce genre que tu as lu, et un des rares de cette plume froide et distante. On ne sait donc pas si un lecteur plus « avertit » va avoir le même ressentit que toi ou, par son habitude, quelque chose de totalement différent.
    Après, ce n’est que ma première impression sur ta critique. Après relecture, tu met en effet un minimum en avant tes critiques sur des bases techniques, mais encore, pas assez, à mon avis.
    Bref, sinon de mon côté, je suis du coup assez hésitant quand à le lire ou non. Peut-être que j’aimerai les éléments qui ont fait que tu n’as pas apprécié, ou peut-être pas. A voir, et si je le lis, je te dirais ce que j’en pense !
    Bisous ❤

    J'aime

    • C’est pour cela que je n’aime pas le mot critique, je préfère avis, parce que j’ai mon avis que je donne. Ceci dit, j’essaye d’être subjective. C’est pas toujours facile avec les lectures qui ébranlent, comme ce roman.
      Tu me diras ce que tu en as pensé (:

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s