Wild Cards – COLLECTIF

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Wild Cards
Présenté par George R.R. MARTIN
Chez J’ai Lu
Collection « Nouveaux Millénaires« 

697 pages – 21€

Résumé : En 1946, un virus extraterrestre a frappé le monde et décimé 90 % de la population. Certains des survivants ont cependant acquis des pouvoirs surnaturels. Le XXe siècle s’en retrouve totalement modifié.

Des années après, quand j’ai vu Michael Rennie sortir de sa soucoupe volante dans Le jour où la terre s’arrêta, j’ai dit à ma femme assise dans le fauteuil voisin : « Voilà un émissaire extraterrestre qui se respecte. » J’ai toujours pensé que c’était l’arrivée de Tachyon qui leur avait donné l’idée du film – mais bien entendu, Hollywood adore modifier des trucs. J’étais sur place : je connais la vérité. Déjà, il a atterri à White Sands, pas à Washington, il n’avait pas de robot et personne ne lui a tiré dessus. Vu ce qui s’est passé par la suite, on aurait peut-être dû, hein ?

Ce livre m’a été offert par mon frère, à Noël. Sachant que je lis sa très célèbre saga Le Trône de Fer, mon frère qui n’est pas un grand lecture s’est sûrement basé sur le nom mis en avant sur la très jolie couverture : George R.R. MARTIN. Mise à part la série gargantuesque citée plus haut, je dois avouée que je n’ai rien lu d’autres de ce pilier du genre fantastique. J’ai peur de m’emmêler les pinceaux avec les différents noms des nouveaux protagonistes que je rencontrerai… Mais Jules a fait un excellant choix : le monde de Wild Cards est radicalement different de celui du Trône de Fer. Je ne risque pas de mélanger les deux mondes !
En effet, nous voilà embarqués dans une intrigue post-Guerres Mondiales, uchronique suite à l’explosion d’une bombe extraterrestre au dessus de New York. En résultat, « neuf survivants sur dix voient augmenter des caractères indésirables – ou des caractères souhaitables. » La population est alors partagée en trois : les « norms » , ceux qui ont eu la chance de ne pas chopper le virus ; les « Jockers » c’est-à-dire ceux qui ont muté avec des difformités (corps animales, malformations… ) et enfin les « As. » Ceux-ci sont en hait de l’échelle sociale. Le problème, c’est qu’il faut « dix Jockers pour un As. »

En premier, j’ai eu quelques difficultés à comprendre le principe même de ce roman. C’est une anthologie ecrite par différents auteurs sous la régie de GRR Martin (qui apporte d’ailleurs plusieurs fois sa plume) et qui porte sur le monde décrit plus haut. Ce dernier nous explique la création de cette série (comportant une vingtaine de livres en VO) à la fin de l’ouvrage. Cette position est dommage, car en début de roman, elle m’aurait bien permis de comprendre un peu plus facilement certaines choses.
Globalement, j’ai adoré ce livre. Contrairement de ce que j’ai pu lire sur les  »super »-héros, les personnages de ce livre ne sont pas manichéens, la différence entre les gentils et les méchants y est très mince ! Malgré leurs pouvoirs, leurs  »anormalités », ces personnages restent tous très humains. Certains ont même beaucoup de défauts, mais c’est cela qui les rend très attachants. De la même manière, ils ne se battent pas (encore ?) entre eux et les gentils ne sauvent pas l’humanité des méchants.
Ce roman s’étend sur quatre décennies et personnellement, le temps ne m’a pas paru bien long ! Entre mes doigts, les pages ont filés à une vitesse folle ! Chaque chapitre apporte une pierre à l’édifice que va devenir Wild Cards et ses suites. Il n’y a que très peu de redondances, chaque personnage a une personnalité bien à lui… C’est d’ailleurs le point fort de cette anthologie. Comme chaque chapitre est écrit par un auteur différent, aucune situation, aucun personnage n’est privilégié. Mais le point négatif est assez contraignant : chaque auteur a une écriture qui me plait plus ou moins, voir même pas du tout comme pour une certain chapitre ! Je voterais donc  »Transfigurations » écrit par Victor MILÀN. Situé après le milieu du roman, il m’a très rapidement ralenti dans ma soif de lecture. L’écriture est très cliché et prévisible, si bien que ça m’a fait penser à une mauvaise série Z. J’ai trouvé l’intrigue aussi bidon que les réactions des personnages. Heureusement, c’est le seul chapitre qui m’a fait grincer des dents.
Wild Cards est un roman historique. Je m’explique : l’intrigue de ce tome commence en 1946 pour se terminer dans les années 80. Il est historique dans le sens où chaque chapitre raconte un pan de l’histoire des As et des Jockers. Pour ce faire, les auteurs ont mélangé faits historiques réels aux faits historiques uchroniques. Et j’adore les bouquins de ce type, surtout que c’est trop bien amené dans Wild Cards. Mais je peux comprendre que ça ne peux pas plaire à tous le monde, j’ai d’ailleurs vu plusieurs chroniques très négatives à cause de ce point là. Ce premier tome pourrait très bien être considéré comme une sorte de préquelle, une sorte de  »pourquoi du comment ».

Pour conclure, j’ai plutôt hâte que le suite sorte en France, pour en connaitre un peu plus sur les personnages rencontrés dans ce premier tome et plus particulièrement le Dormeur. D’ailleurs, le tome deux sort ce 25 Février !

4.5/5

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