La Surface de réparation – Alain GILLOT

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La Surface dewpid-coeur-rouge.jpg.jpeg Réparation
Par Alain GILLOT
Adulte
Chez Flammarion

18€ – 223 pages

Résumé : Quand sa soeur débarque à Sedan et lui confie pour quelques semaines son fils de 13 ans, Vincent se sent piégé. Ce solitaire a rompu depuis longtemps avec sa famille et affiche un gout modéré pour les enfants, même s’il entraine les jeunes footballeurs de la ville.
Comment s’y prendre avec ce neveu qui fuit tout contacte et passe la nuit à jouer aux échecs ? Et comment Léonard va-t-il réagir face à cet oncle inconnu, lui qu’un simple imprévu, geste ou parole, peut faire totalement paniqué ?

Il ne faut pas croire qu’il est toujours facile d’être dans la rage. On est parfois content de découvrir qu’on peut être un imbécile comme un autre. C’est comme de se gaver de friandises trop sucrées en regardant une comédie à deux balles. On sait parfaitement qu’on aura mal au ventre et que rien ne nous restera de ce film, mais, sur l’instant, ça fait du bien.

La surface de réparation me fait de l’œil depuis sa sortie, toute récente. Déjà, la couverture est toute belle, et le sujet du roman m’intrigue et m’intéresse beaucoup : l’autisme.

Celui-ci est très bien abordé dans ce livre. Alain Gillot s’est visiblement très bien documenté. Il a su incorporé ce sujet dans l’histoire d’une jolie façon, subtile. Son écriture est nuancée, belle, avec quelques pointes d’humour bien dosées. A aucun moments je me suis ennuyée dans ma lecture, à aucun moment j’ai sauté des pages, même lorsque ça parlait de football. Et ça, pour ma part, l’auteur a commis un exploit ! J’ai le foot en horreur, et n’accroche absolument pas aux romans traitant des sujets sportifs. Pourtant, ici, c’est passé crème. Le sport n’est pas trop envahissant, n’empiétant pas trop sur le livre, mais reste assez important pour y voir une utilité. Ce qui m’a plu, c’est que Alain Gillot n’a pas une vision fermée ; il trouve le moyen de se moquer du sport qu’il affectionne, à travers le personnage du Docteur Vandrecken.

J’ai également beaucoup appréciée l’histoire d’amour entre le narrateur, Vincent, et cette demoiselle. Certes, leur relation est devinable à des kilomètres, mais elle est mignonne, bien amenée. Tout comme le football, elle apporte quelque chose de plus au roman sans empiéter sur la substantifique moelle de ce livre.
La relation Léonard-Vincent.
Léonard est le neveu du Vincent, ours des cavernes mal léché. Léonard a 13 ans, mais aucunes activités qu’un jeune de son age feraient l’intéresse. Léonard préfère la complexité des échecs. Nous sommes immédiatement intrigué par ce bonhomme. Vincent et lui sont des aimants, s’accrochant et se repoussant. Mais ils s’apprivoisent petit à petit, chacun obligés de sortir de sa zone de confort. Leur relation est presque magique.
Mais La surface de réparation ne parle pas seulement de l’autisme. Il décrit également la violence familiale et la situation précaire des vieilles personnes. Encore une fois, ces sujets sont amenés subtilement, doucement. Ça a de l’impacte.

La surface de réparation est un titre bien choisie, à double sens. Un terme de football et un autre plus terre-à-terre. Léonard et Vincent se réparent tous les deux. Ils se réparent et réparent également leur entourage, et surement même le lecteur. C’est pourquoi ce roman est un coup de coeur. Alain Gillot appuie là où ça fait mal comme là où ça fait du bien. Un « feel-good book » tout en subtilité. J’aime ça.

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